Bienvenue sur le blog de l'association pour la promotion du service civil !
Notre association a pour but d'évaluer les dynamiques sociales, économiques et politiques pouvant résulter de l'institution d'un service civil.
Mais qu'est-ce que le service civil ?
A notre sens, c'est un devoir : celui de prendre part, temporairement, à l'exercice d'activités d'intérêt général sous l'autorité et la responsabilité de l'Etat, de collectivités locales ou d'associations. Il peut donc s'agir d'exercer temporairement des fonctions publiques (dans l'enseignement, la magistrature, la santé, la protection civile et, plus généralement, tous les services publics) ou encore de participer au fonctionnement d'une association.
Mais il s'agit surtout et essentiellement d'ouvrir notre société, de favoriser une plus grande circulation des hommes et des idées, d'affirmer la solidarité nationale en la bâtissant sur l'action de chaque citoyen et non sur une unique logique de moyens économiques ou financiers.
Si l'on peut considérer que le service civil n'est pas une idée neuve et qu'il étend simplement le champ d'une institution existante, celle du volontariat civil national - une sorte de service civil volontaire qui existe également sous une forme européenne, l'idée majeure du service civil est de rendre obligatoire une participation minimale et temporaire de tous à l'administration ou à l'organisation de la vie en commun. Le service civil place, en face de tous les avantages de l'organisation sociale, l'exigence d'une contrepartie active et directe, réelle et non financière, une contrepartie apportée par le citoyen lui-même.
Jusqu'ici, une telle institution n'a jamais été étudiée mais juste approchée. L'UDF avait ainsi projeté l'établissement d'un service civil et l'avait inscrit à son programme présidentiel ; cette proposition était celle d'un service humanitaire, une idée qui a été constamment défendue par Bernard Kouchner.
Par ailleurs, les projets de service civil proposés par la gauche en 2003 et par la droite en 2004, n'ont jamais réellement fait l'objet d'un débat et ne bénéficiaient pas, semble-t-il, d'études quant à leurs incidences. En d'autres termes, il manque au service civil l'espace d'un débat et une étude d'impact, afin d'évaluer réellement ses externalités positives, ses avantages politiques et sociaux.
Dans ce domaine, quantité de pistes s'offrent à nous, en plus de celles évoquées ci-dessus. Ainsi de l'idée consistant à établir le service civil comme contrepartie de la prise en
charge intégrale des frais universitaires (l'initiative a été proposée en 2004 aux Etats-Unis et était intitulée "service for college"). Appliquée en France une telle initiative pourrait bouleverser le champ de l'enseignement supérieur et autoriser une augmentation conséquente de sa dotation budgétaire. Cette initiative pourrait permettre de mieux encadrer les étudiants, de leur offrir de meilleures infrastructures et d'augmenter significativement leur taux de réussite.
L'accomplissement du service civil, en une ou plusieurs fois, sur toute la durée ou simplement à la fin des études, leur permettrait par ailleurs de disposer d'une expérience professionnelle directe.
Mais quantité d'autres domaines sont à explorer car une telle réforme transformerait profondément et durablement le fonctionnement de notre société.
En s'appuyant sur la dimension civique fondamentale du service civil, nous tenterons donc d'en promouvoir la possibilité et d'obtenir les analyses et les études de chercheurs, d'hommes politiques ou de personnalités de la société civile.
Longue vie au service civil !
Jean-Jacques Arnal et Benjamin Djiane

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